Lord of war

Publié le par Jérôme Mazet


Le sujet de ce film, la vente des armes, aurait facilement pu tomber dans le mélodrame moralisateur. Au contraire, le réalisateur Andrew Niccol  nous fait entrer dans l’intimité de Yuri (Nicolas Cage) un jeune américain d’origine ukrainienne qui pour réussir se lance dans le commerce des armes.

 

Son ascension irrésistible de trafiquant le mène aux quatre coins du monde, au gré des guerres et des luttes de pouvoir. Malgré son cynisme, le personnage est attachant. Habile négociateur, Yuri devient vite sympathique et son commerce finalement banal. Comme il le dit lui-même : « nous vendons les armes, ce que les acheteurs en font ne nous concerne plus ».

 

Ce film souligne l’hypocrisie du commerce mondial des armes : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et la Chine sont les plus gros fabricants d’armes. Cependant, engagés par des conventions internationales, ces mêmes pays ne peuvent pas vendre leurs armes à certains états mis au ban de la communauté internationale. De même, la vente d’armes à des guérillas planifiant des crimes contre des populations civiles est interdit par le droit international.

Comment alors vendre son stock d’arme ?

Tout simplement en passant par des intermédiaires comme Yuri, officiellement trafiquant, en réalité couvert par les grandes puissances.

Utilisant ses relations, Yuri multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient à chaque fois à échapper à Interpol qui le pourchasse.

 

Sur fond de guerres tribales et de « roitelets », ce film rappelle enfin le chaos dans lequel s’enlise un continent africain qui reste la principale proie de ces marchands de mort.

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Publié dans Coups de coeur

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